On est dimanche soir, début de mois donc plus d'internet au foyer, c'est-à-dire plus de nouvelles ici jusqu'à notre retour en France.
Ne vous inquiétez pas, on racontera la fin (en images) dès qu'on pourra.
[Flo]
Environ 650Km séparent Moscou de St Pet...et nous mettons...12h pour les parcourir. Le voyage est assez long, pas vraiment confortable, mais je ne me plains pas...j'aime voir le paysage défiler par la fenêtre et parfois je suis bercée par ce train loin des standards de la SNCF...



Difficile de se remettre en route, mais les visites nous attendent. L'après-midi sera consacré à Dostoievski. Auteur que je connais pour sa grandeur, ses chefs-d'oeuvres, mais que je n'ai jamais réellement pris le temps de lire...d'ailleurs dès que je rentre en France, je me rue dans une librairie pour compléter mes lacunes.
Elle nous fait partager son amour de cette belle ville et je l'en remercie. Comment expliquer tout ce que cette ville dégage, ce quartier bien que modeste respire l'espoir et la violence, le désespoir et la fatalité...à environ 600 mètres, ce sont des immeubles de luxes. Car St Petersbourg a plusieurs visages, la beauté de Nevski Prospekt (les champs-élysées de la cité) s'affiche mais St Petersbourg, c'est aussi ces ruelles étroites et ces immeubles en piteux états.
La forteresse de St Pierre et St Paul.
Le groupe.
Un impératif pour St Pet? Le grand angle!
La cathédrale de St Sauveur du Sang Versé.
La rue parfaite.
La forteresse by night.
Les ponts qui se lèvent (oui, c'est flou, je n'avais pas de pied et de toute façon on était sur un bateau!)



Après le monastère, direction la visite du cimetière (dit comme cela, ça paraît plutôt glauque). Je n'aime pourtant pas ce genre de lieux, mais il s'agit du Père-Lâchaise moscovite. Beaucoup de personnalités: danseurs, clown, metteur en scène, auteur...
De longues allées bordées d'arbres rendent la balade presque romantique. Une étrange harmonie se dégage du lieu et l'impression d'une tranquillité éternelle...
Une vue de la place rouge depuis la cathédrale St Basile.


Bon le musée polytechnique, c'est un grand musée qui s'étend sur plusieurs étages et présente les différents évolutions de certains objets techniques (aéronautique, photographie...). Bon, c'est un beau musée, mais il y a vraiment beaucoup trop de choses, la majorité des explications sont en russe...





On va alors au parc des statues. Comme son nom l'indique, c'est un parc avec des statues qui ont été déboulonnées, et entreposées en ce lieux. Sous les arbres, dans l'herbe, une multitude d'oeuvres, allant de la toute petite sculpture à la statue démesurée d'un politique.



Finalement, direction un bar très agréable pas très loin de chez Katia où certains se remplissent l'estomac tandis que d'autres se rafraîchissent avec un Mopc ("morse").
La porte affiche toujours le nom du fameux locataire, seule la chambre est restée à l'identique. En la voyant, on ressent un je-ne-sais quoi. Cela a le goût de la tristesse, de la solitude, de l'amertume, de l'espoir, de la violence. Le lit et le bureau attendent en vain que le maître revienne... C'est ici que Maiakowski a donné fin à ses jours... lui qui blâmait Essenine de fuir face à la difficulté de la vie...
les belles façades de Moscou, il y aura le cours de Russe, il y aura l'achat des billets pour le ballet "Casse-Noisette" et enfin il y aura les copains français et les amies russes autour d'une table, avec des rires, des sourires, et des conversations en Français, Anglais et Russes... car avoir 20 ans à Moscou en 2009, c'est ça!
Donc maintenant que vous savez ce que c'est qu'une да́ча, à moi de vous expliquer...
On monte dans le train qui est pile à l'heure (il paraît que les trains sont toujours à l'heure ici). Et le wagon a l'air de dater des années 50. Un sourire illumine mon visage, nous allons restées assises pendant une heure sur des sièges en bois où la chaleur est étouffante. Mais je suis heureuse.
Katia leur offre un agrandissement du Baiser de Doisneau et Yuri embrasse son épouse... je trouve ça beau... simplement. Natalia et Yuri se sont rencontrés à l'école, ils sont jeunes pour être grands-parents (enfin chez nous, on se marie plus tard et on a des enfants encore plus tard... en Russie il n'est pas rare d'être marié avant même 25ans).
La berge de la rivière est une plage, il y a du sable et tous les moscovites se sont donnés rendez-vous pour échapper à la chaleur étouffante de la capitale.
Départ... On attend le train pendant une bonne heure, et passons tout le trajet debout faute de place. A nouveau bercée par le train, je m'endors debout, la tête sur le rebord de la vitre, le vent dans les cheveux, jusqu'à ce qu'un contrôleur vienne me réveiller!