20/07 - Quand le temps perd la tête

Lundi 20 Juillet

Levées tôt pour...le musée Maïakowski...
Musée que j'attends de visiter depuis un sacré moment.
Musée étonnant, déroutant... dans une scénographie digne du plus joyeux bazar... un bâtiment s'étend sur 4 étages (pour les russes, ce qui correspond à 3 étages pour nous Français) et tente de retracer la vie de l'immense poète russe.

"Écoutez !
Puisqu'on allume les étoiles, c'est qu'elles sont à quelqu'un nécessaires?"

Évidemment, tout est en russe, cela me frustre encore une fois. Mais néanmoins je me nourris de l'atmosphère que dégage ce musée atypique.

Comment expliquer le désordre chaotique qu'il règne. C'est la première fois que je visite un musée aussi anticonformisme. Je ne sais dire si j'ai aimé, j'ai plutôt été troublée. En effet, ce musée incroyable a été aménagé dans l'appartement que Vladimir Maïakowski habita jusqu'à son décès.

La porte affiche toujours le nom du fameux locataire, seule la chambre est restée à l'identique. En la voyant, on ressent un je-ne-sais quoi. Cela a le goût de la tristesse, de la solitude, de l'amertume, de l'espoir, de la violence. Le lit et le bureau attendent en vain que le maître revienne... C'est ici que Maiakowski a donné fin à ses jours... lui qui blâmait Essenine de fuir face à la difficulté de la vie...

La visite s’effectue en suivant un long plan incliné qui mène du haut de l’immeuble jusqu’à la sortie, un peu à la manière du Guggenheim Museum à New-york.
Il y a beaucoup de couleurs, beaucoup d'objets, beaucoup de phrases de mots...
Les chaises sortent du plafond, les tables sont retournées, des cadres sont brisés, de nombreuses affiches, tracts font rappeler que Maïakowski était avant tout un être politisé...

Musée improbable, un goût particulier, peut-être en avance sur son temps...comme le grand Maïkaowski lui-même.

Fin de la visite et retour à la vie Moscovite avec de nouvelles interrogations. Cet auteur que je tiens en respect, cet auteur semblable à Rimbaud. Ce Maïakowski qui a vécu dans ce petit immeuble faisant face aux locaux du Loubianka. Comme pour mieux expliquer le geste funéraire de l'écrivain.

Nous continuons dans le quartier, dans le calme d'une ville qui se réveille doucement...il y aura la visite d'un monastère très fleuri,

les belles façades de Moscou, il y aura le cours de Russe, il y aura l'achat des billets pour le ballet "Casse-Noisette" et enfin il y aura les copains français et les amies russes autour d'une table, avec des rires, des sourires, et des conversations en Français, Anglais et Russes... car avoir 20 ans à Moscou en 2009, c'est ça!

Partir tôt, juste passer quelques heures histoire de décompresser des cours et discuter autour d'un petit verre. S'échapper sous la pluie qui tombe en trombes sur la capitale russe... Katia, Flo et moi, courant comme des dératées pour rejoindre la station de métro la plus proche. Car ces moments-là, je les garde comme autant de souvenirs...

[Cécile]

Journée troublante par le musée Maïakowski, et très humidifiante pour rentrer... vous connaissez les gros orages du sud? Imaginez encore pire, avec 5cm d'eau partout, des gouttières qui sont des seaux d'eau jetés en continu... avec 3 demoiselles en ballerines qui souhaitent rentrer chez elles! La douche chaude en rentrant a fait du bien!

[Flo]

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